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Vivement dimanche !

Quel bonheur que cette grande victoire socialiste aux élections régionales françaises ! Il faudra encore confirmer dimanche prochain, mais d’ores et déjà nous savons que les socialistes français dépassent largement l’UMP, la formation très « droitière » de Nicolas Sarkozy.

Une victoire étrange, totalement légitime, et en même temps obtenue dans un contexte d’abstention qui doit tous nous préoccuper. Le pouvoir actuellement en place chez nos voisins français a sans doute fait beaucoup pour éloigner les électeurs de la politique. Trahison des promesses, abandon des classes populaires, conception désinvolte et clinquante de la fonction présidentielle… tout cela a certainement eu une influence. Il faudra donc en revenir au cœur de la vocation politique, c’est-à-dire se trouver aux côtés des gens et les intéresser aux enjeux qui les concernent. C’est un travail permanent et tout à fait vital dans une démocratie. Ce qui s’est passé en France doit nous alerter sur le danger des idées propagées par ceux qui, à droite, préconisent la suppression du vote obligatoire en Belgique…

L’autre grande leçon d’hier est qu’il ne faut jamais enterrer les socialistes. On les disait divisés et certains doutaient de leur capacité à rassembler les citoyens, malgré la qualité de leur projet. Mais les gens n’ont pas voté sur des impressions ou des querelles marginales. Ils ont compris où était leur intérêt et celui de leur pays. En période de crise et d’injustice sociale, ils se tournent naturellement vers ceux qui défendent les plus faibles, soutiennent les travailleurs et assurent les mêmes chances à tous. Et là, on peut dire ce que l’on veut, les socialistes sont les plus crédibles et les plus efficaces.

Bien sûr, l’élection de ce dimanche était régionale et le PS avait partout un très bon bilan. Mais qui peut croire que la politique menée par l’omniprésent Nicolas Sarkozy, depuis bientôt trois ans, n’a pas aussi été jugée lors de ce scrutin ? Visiblement, les électeurs ont voulu exprimer leur rejet d’un libéralisme implacable, injuste et déconnecté de la réalité vécue par « la France qui se lève tôt ». L’illusion libérale n’aura pas tenu longtemps et le peuple se réveille. Endolori, choqué, mais désormais debout et combatif.

Vivement dimanche prochain !

6 réponses à “Vivement dimanche !”

  1. N. Solys

    “Visiblement, les électeurs ont voulu exprimer leur rejet d’un libéralisme implacable, injuste et déconnecté de la réalité vécue par « la France qui se lève tôt »”.

    Ce rejet n’est pas aussi franc que vous le présentez étant donné qu’un Français sur deux ne s’est pas déplacé pour voter. Et que parmi ceux qui se sont déplacés, la moitié a voté contre.

  2. marie-claude

    je me réjouis du résultat de ce premier tour, les gauches françaises se recentrent sur les besoins des hommes oubliant leurs guerres fratricides …
    vivement dimanche !

  3. Jeanine

    Je ne sais pas réagir sur des mots …
    Je ne le sais que sur du concret dans l’attente d’une réponse concrète.

  4. François Collette

    Ca y est, c’est fait, mais maintenant gare aux vieux démons qui ont si souvent fait chuter la gauche en France (elle n’a pas votre stabilité). Pas d’euphorie.

    A propos, bien que je ne cautionne pas les propos “excessifs” du camarade Claude, je ne puis être que d’accord (avec des nuances) sur le fond. C’est mal barré avec les Verts.

    Un Belge de Bretagne !

  5. henry

    Monsieur le Président,
    “En période de crise sévère et d’injustice sociale”, la juge Geneviève DENISTY de Charleroi défend les plus faibles en nivelant les mêmes chances à tous.
    “Les socialistes sont les plus crédibles et les plus efficaces” dans le bastion de Charleroi et de la Wallonie”.

  6. Maryse

    Monsieur le Président,

    Ma fille a beaucoup d’amis en France,des universitaires, et ils sont choqués de savoir que leurs compatriotes votent encore pour Sarkozy.Quand au vote obligatoire,ils pensent que c’est une loi positive et aimeraient qu’en France,ce soit pareil.
    La droite en Belgique a toujours été à côté de ses baskets.

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