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Le Mur, 20 ans après

 

Il y a quelques jours, je me trouvais à une séance académique de l’Université de Mons, dans le cadre de la commémoration de la chute du Mur de Berlin.

L’âge moyen des étudiants est de 20 ans environ. La chute du communisme fut leur cadeau de naissance. Ils sont à l’heure d’Erasmus et des diplômes harmonisés à l’échelle de toute l’Europe… Et ils ont peine à croire que notre continent, durant près de 35 ans, fut coupé en deux par un rideau de barbelés, de mitrailleuses et de miradors.

Moi, je me souviens parfaitement de ces événements, d’autant que 1989, c’est l’année où je suis devenu Député européen. L’Europe se réunifiait, et comme toute ma génération, j’étais formidablement heureux d’entrer dans ce monde nouveau.

Bien sûr, le bilan de l’Europe, 20 après, n’est pas sans tache. Trop de divisions nationalistes, et surtout une obsession néolibérale qui précarise des pans entiers de la population. Entre la chute du Mur et la crise financière, il y a l’avènement d’une idéologie puis son échec brutal, à l’échelle planétaire. Il faut maintenant bâtir autre chose, trouver un équilibre entre l’initiative économique qui manquait tant parmi les pays communistes, et la protection sociale qui est le propre des sociétés évoluées.

C’est le sens du combat que je mène, en Belgique et au sein de l’Internationale socialiste. Notre modèle social, mélange de liberté individuelle et de solidarité forte, représente l’avenir. Tous ceux qui ont été un jour privés de liberté, mais aussi tous ceux qui souffrent d’exclusion économique, peuvent partager cette conviction avec moi.

5 réponses à “Le Mur, 20 ans après”

  1. André Brunelle

    Fêter la chute du mur est une bonne chose. Faudra-t-il attendre longtemps pour fêter le cÅ“ur en paix la chute de l’autre mur existant au Moyen Orient ?

  2. marie-claude

    Je me souviens aussi de ces années pendant le mur, où des familles entières tentaient d’atteindre l’autre côté, celui des libertés …
    Je me suis réjouie aussi de le voir s’effondrer sous la pression des peuples voulant vivre debout !
    Bien sûr, tout n’est pas gagné, mais nous avançons et l’Amérique de Obama s’essaye à la solidarité sociale … Cela aussi me fait plaisir !

  3. motte

    Cher Elio,

    Félicitations pour cet exposé sur ton blog…. très bien conçu….

  4. Geoffray Clerbois

    Impressionnant ces morceaux de murs devant la gare de bxl lux n’est ce pas? Est ce que ça ne vous a pas, comme moi, fait penser à notre mur à nous? celui qui sépare nos deux “communautés”?
    Je ne vous apprendrai rien (et je suis sur que vous serez d’accord avec moi) quand je dirais que notre mur, n’existe réellement que dans l’esprit de certains acteurs (j’ai très envie d’ajouter “nuisibles”) du/des gouvernement. Car en tant que Wallon vivant à Bruxelles depuis maintenant 5 ans, j’insiste : cette mini “gueguerre” n’existe pas! Et je suis sur qu’il serait très facile de mettre à jour cette vérité pour ramener le bon esprit entre Wallons et Flamands; celui qui anime réellement le peuple!!! Et pour qu’ensemble, comme avant, nous affrontions les difficultés actuelles en BELGES unis et amis!!

  5. Naleur@hotmail.com

    Même si le fait de réunir un peuple séparé depuis des dizaine d’années est toujours d’une émotion intense, les raisons de ce même mur n’etais aussi du a la RFA et a l’espionnage entre les deux camps ? Etant donné que certaine entreprise allais du coté Est pour acheter certain produit bon marché et les revendre du coté Ouest faisant ainsi une marge de profit non négligeable .
    Le mur n’etait il pas un façon de protéger le systeme pseudo communiste qui se trouvais a l’est face au tentative de profit et d’espionnage venant de l’ouest ?

    ( Je precise que je ne suis pas un partisans de l’ex rda/ urss mais que je pense que dire que tout étais noir n’est pas non plus une solution, et de ne pas rappeler les vraies raison de l’existence de ce mur )

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