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Mons 2015 : tout se joue maintenant !

8 February 2010

Mons et toute la région vivent en ce moment des heures intenses. Nos forces se mobilisent autour du projet « Mons 2015, Capitale européenne de la Culture ». Aujourd’hui, nous recevons le Jury européen et nous lui faisons découvrir nos très nombreux atouts : nos superbes salles de spectacles et d’expositions, notre remarquable patrimoine architectural et culturel, notre tissu économique de plus en plus dense et diversifié… et bien sûr tous les acteurs importants de notre région.

Cette journée de visites précède la défense du dossier proprement dit, qui aura lieu mardi à Bruxelles. Je me prépare à cette épreuve un peu comme un étudiant, avec concentration et tout de même un fond d’appréhension, même si je sais que nous avons un dossier de grande qualité et que tout plaide pour le choix de Mons.

Cette désignation est évidemment d’une importance cruciale pour Mons. Recevoir le titre de Capitale européenne de la Culture, cela signifie devenir un pôle d’attraction considérable non seulement en Belgique, mais à l’échelle du Continent. Comme le prouvent les expériences passées, tous les secteurs bénéficient des retombées d’une telle désignation : la Culture, cela va sans dire, mais aussi les commerces, les écoles, l’horeca, les lieux touristiques… Et le plus important, c’est que les investisseurs arrivent en nombre, créant un bouillonnement économique et dès lors beaucoup d’emplois. Dans une région comme Mons-Borinage, qui se redresse remarquablement mais qui connaît encore des chiffres élevés de chômage, cet apport sera providentiel. Toute la région croise donc les doigts !

Plus que jamais le PS est du côté des travailleurs et se mobilise pour l’emploi !

29 January 2010

Manifestation pour l’emploi à Bruxelles !

 

Elio Di Rupo et Jean-Claude Marcourt présentent les propositions PS en matière d’emploi et d’accompagnement des chômeurs.

Auschwitz : n’oublions jamais !

27 January 2010

C’est aujourd’hui, 27 janvier, le 65e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz.
 
Certains mots, certains noms surtout, glacent le sang. Auschwitz, ancienne caserne polonaise devenue usine de mort, ainsi que la sinistre plaine de Birkenau qui la jouxte, resteront dans l’histoire comme le lieu du plus grand crime de masse jamais commis. Rien que sur ces deux sites, 1,1 million de personnes furent massacrées par la barbarie nazie.
 
Je songe aujourd’hui, bien évidemment, à tous ces innocents dont le seul crime était d’être de confession ou de culture juive ; une culture extraordinaire qui a tout simplement été rayée de la carte dans plusieurs pays d’Europe orientale. Cette perte-là, comme celles des femmes, des hommes et des enfants gazés, est irremplaçable.
 
Je pense aussi à toutes ces familles décimées qui portent, chez nous comme ailleurs, le double fardeau d’un deuil atroce et d’une mémoire à transmettre absolument. Je suis de tout cœur à leurs côtés et j’adresse, à l’ensemble de la Communauté juive, le salut fraternel de quelqu’un qui n’admettra jamais la banalisation de cet événement inouï que fut la Shoah.
 
A l’heure des relativismes et des concurrences mémorielles ineptes, je voudrais dire ma détermination à combattre toutes les formes d’antisémitisme, de racisme et de fascisme. Nous avons la chance de vivre dans une société  évoluée, démocratique, où les droits fondamentaux des individus sont garantis par l’Etat. Mais n’oublions jamais que l’Allemagne, dans les années 30, apparaissait aussi comme un modèle de civilisation assoiffé de musique et de littérature, avant que la bêtise et la sauvagerie ne s’unissent pour le résultat que l’on sait.
 
Certes, le nazisme ne reviendra pas. Mais sans une implacable détermination à combattre « la bête immonde », d’autres crimes, d’autres injustices, d’autres désastres ne peuvent être exclus. Il nous revient donc d’être méfiants, à nous qui vivons dans un pays où, il y a un peu plus de 65 ans, des convois de déportés se formaient pour prendre le chemin d’Auschwitz.
 
A cet égard, je me réjouis qu’en fin de législature dernière, le Gouvernement de la Communauté française ait adopté le « Décret mémoire » pour encourager et soutenir la transmission de la mémoire des génocides et des crimes contre l’Humanité. C’est la cellule « Démocratie ou Barbarie », que j’avais mise sur pied en vue du 50e anniversaire de la Libération des camps, alors que j’étais Ministre de l’Education, qui est chargée de la coordination des projets.
 
Le souvenir de l’Holocauste ne peut pas s’éteindre, car cette mémoire est celle de notre pays, celle de toute l’Europe. Elle crée en nous des obligations de vigilance et d’inflexibilité. N’oublions jamais, et soyons toujours à la hauteur.

Opel Anvers : le paradis libéral se bâtit sur un désert social

21 January 2010

Quel supplice ! Les travailleurs d’Opel Anvers auront vraiment été soumis à la torture psychologique, depuis les premières annonces de fermeture, voici près d’un an, jusqu’à cette décision officielle tombée aujourd’hui.Que vont devenir ces 2.600 familles, en pleine crise économique, alors que les embauches se font si rares ?

Quelque part dans un gratte-ciel américain, bien loin des ouvriers anversois, de leurs conjoints et de leurs enfants, les patrons de Général Motors – la maison mère d’Opel – ont donc mis un terme à leurs interminables cogitations. Pour eux, la maximisation des profits de demain passe par une réduction drastique des coûts, aujourd’hui en Europe.

Ce nouveau drame humain montre une fois encore la nécessité d’harmoniser, vers le haut, les normes sociales et salariales. Utopie diront certains, mais les congés payés, la sécurité sociale et le droit de vote pour tous n’étaient-ils pas des rêves insensés, avant que les travailleurs ne s’organisent pour imposer des avancées historiques aux classes dominantes ?

En attendant, je suis de tout cœur aux côtés des travailleurs d’Opel Anvers et je peux leur dire que nous continuerons à nous battre, avec une volonté farouche, contre cette logique économique qui dévore froidement ses victimes.

Un petit air de lutte finale …

15 January 2010

Je suis déterminé à récupérer chaque centime dû au peuple, et ma détermination ne peut être que renforcée lorsque je vois des informations sur les profits énormes et les bonus obscènes dans les sociétés mêmes qui doivent leur survie au peuple américain.

Le dernier mot du paragraphe qui précède doit vous rassurer : ce n’est pas moi qui tiens ce discours dangereusement gauchiste, c’est Barack Obama, le Président des Etats-Unis. Il s’apprête en effet à mettre en œuvre un système de taxation des principales institutions financières, celles qui sont à l’origine de la crise apparue en 2008.

Chez nous, il y a quelques mois, lorsque le PS a avancé ce type de proposition, la droite libérale s’est cabrée avant d’obéir à ses vieux réflexes : protéger les capitalistes, privilégier le privé au détriment de l’Etat, c’est-à-dire du contribuable. Nous avons finalement arraché des contributions importantes aux banques, ce qui a permis de réduire substantiellement l’effort demandé à la population dans le cadre de la confection du budget 2010.

Je suis heureux que nos propositions, qui relèvent d’une justice élémentaire pour les citoyens, soient ainsi reconnues, y compris au cœur de la première économie mondiale. De gré ou de force, nous devons faire comprendre aux princes du capitalisme que le monde a changé et que de nouvelles règles de fonctionnement sont indispensables. Les socialistes, d’ici et d’ailleurs, ne manqueront jamais une occasion de le leur rappeler.

Haïti : l’urgence est d’aider !

13 January 2010

C’est la dévastation en Haïti, dans une région très peuplée à quelques kilomètres de la capitale. A l’heure où j’écris ceci, on évoque plusieurs milliers de morts. Le bilan sera extrêmement lourd, c’est une évidence à laquelle doit désormais faire face une population qui compte parmi les plus pauvres du monde. Bien entendu, notre pays prendra sa part dans l’aide internationale et je suis en contact régulier avec les membres du Gouvernement fédéral.

Il faut, de toute urgence, envoyer sur place nos équipes se secouristes spécialisés dans la recherche de personnes ensevelies. Ensuite viendra l’aide matérielle – vêtements, tentes, nourriture, médicaments, produits sanitaires – et là aussi, la Belgique montrera sa solidarité.

Les premières images des ruines et de leurs habitants hébétés m’ont évidemment rappelé les scènes horribles vécues, il y a moins d’un an, dans les Abruzzes, la région d’origine de ma famille. J’ai mal en pensant à ces pauvres gens ensevelis et à leurs proches qui pourraient bien, en quelques secondes, avoir tout perdu. Je pense aussi à nos concitoyens qui ont des origines haïtiennes et certainement toujours de la famille là-bas. Qu’ils sachent que toute la Belgique est à leurs côtés et les soutient dans cette horrible épreuve.

Merci à toutes et tous, par avance, des gestes de solidarité que vous voudrez bien accomplir en faveur des victimes. Elles ont vraiment besoin de notre aide. Vite !

Plusieurs appels aux dons sont actuellement mis en place par différentes organisations humanitaires, en voici quelques uns :

Solidarité socialiste : virement sur le compte 000-0000054-54 - Communication “Urgence Haïti”.

Unicef : virement sur le compte Unicef Belgique 000-0000055-55. Communication : “SOS Haïti”. Dons en ligne

Croix-Rouge de Belgique : virement sur le compte Croix-Rouge, urgence internationale, 000-0000016-16. Communication : “Fonds URGENCE”. Dons en ligne

Handicap international : virement sur le compte PCR 000-0000077-77 - Communication “3W Haïti”. Don en ligne

Médecins sans frontière : virement sur le compte général de Médecins Sans Frontières : CCP 000-0000060-60 – Communication ” INT “. Don en ligne

Oxfam : virement sur le compte d’Oxfam : 000-0000028-28 - Communication “9012 – Urgence Haïti”. Don en ligne

 Médecins du monde : 000-0000029-29 - Communication “Urgence Haïti”.

Meilleurs vœux pour 2010 !

23 December 2009

 

Comme bon nombre d’entre vous certainement, je vais prendre quelques jours de repos et j’en profiterai pour me ressourcer auprès de mes proches. Ces moments sont rares, trop rares, et j’espère que la trêve des confiseurs sera aussi celle des politiques !

 

D’ores et déjà, je vous souhaite une formidable année 2010. Une année qui, j’en forme le vœu, sera celle de la sortie de crise au niveau mondial et peut-être aussi celle de l’apaisement communautaire en Belgique. J’y travaillerai en tout cas de toutes mes forces, dès la rentrée.

 

Bientôt, les jours rallongeront… Je veux y voir un symbole heureux pour les mois qui viennent !

 

Vous aussi, laissez-vous gagner par l’optimisme et passez de très bonnes fêtes de fin d’année !!!

 

Avant-première de “Capitalism : A Love Story” à l’ULB. Une initiative PS.

21 December 2009

Un peu d’optimisme !

16 December 2009

 

Certains s’engagent en politique essentiellement pour dénoncer ou critiquer. Ils grimpent sur un perchoir et tiennent des discours tout empreints de vertu et de hauteur. Cette posture les ravit, et ils tiendraient des heures ! Mais ils finissent toujours par conclure en se tournant vers les autres politiques : «  Allez-y, maintenant faites ce qu’il faut pour que les choses aillent mieux ».

Personnellement, cela ne me dérange pas. La critique est indispensable pour faire évoluer le monde et les accusateurs n’ont pas toujours tort, loin de là. Mais pour moi, la politique, c’est avant tout l’art de résoudre les problèmes et d’avancer des propositions constructives. Faire aboutir un projet ambitieux, voter un décret ou une loi qui amélioreront la vie des citoyens, ou tout simplement mettre un terme à une crise communautaire… autant de satisfactions intenses, qui récompensent des efforts ingrats accomplis tout au long de l’année.

Si je vous livre cette réflexion aujourd’hui, c’est parce que les derniers jours ont été riches en bonnes nouvelles. Nous allons enfin avoir un « décret inscriptions » qui évite les files devant les écoles, tout en augmentant significativement le brassage des milieux sociaux. Nous avons aussi réussi à mieux protéger les ouvriers victimes de la crise libérale, en leur assurant un revenu décent durant leur période de chômage technique. Et nous sommes parvenus à éteindre l’incendie naissant entre Flamands et Francophones, au sujet des aides à l’embauche de jeunes chômeurs. C’est déjà pas mal, pour un début de semaine !

Je sais qu’il reste énormément de travail à faire et que les injustices sont nombreuses dans notre société. Mais les citoyens doivent savoir que leurs difficultés sont prises très au sérieux et que dans les coulisses du monde politique, loin des projecteurs et des plateaux de télés, des femmes et des hommes – leurs élus ! – ne ménagent pas leurs efforts pour les aider à vivre mieux demain.

Allez, un peu d’optimisme ne fait pas de tort, à quelques encablures d’une nouvelle année !

Mains tendues…

11 December 2009

Hier, j’ai rencontré, avec les ministres d’Etat Philippe Moureaux et André Flahaut, une série de responsables de la communauté juive : Michèle Szwarcburt, David Susskind, Henri Gutman,  Stéphane Wajskop, Joël Rubinfeld, Lily Grosman, Marc Weisser, Odile Margaux, Isaac Franco,  Diane Culer et  William Racimora.

Le CCOJB (Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique), le CCLJ (le Centre Communautaire Laïc Juif) et le Cercle Ben Gourion avaient en effet demandé à rencontrer le PS. Nous les avons reçus, pour nous expliquer mutuellement sur le ressenti de différents événements, pour essayer de mieux nous comprendre et surtout renouer un dialogue constructif. Les échanges, qui ont duré près de 2 heures, ont été à la fois vifs et enrichissants.

Les participants ont rappelé le combat de la Belgique et notamment du PS en faveur de la communauté juive. La présidente du CCLJ a même affirmé avec force que la Belgique n’était pas, contrairement à ce que certains affirment, un pays antisémite. Elle a aussi exprimé une préoccupation qui m’a beaucoup touché : la police déconseille aux jeunes des mouvements de jeunesse juifs de circuler en rue avec leur uniforme, parce que c’est trop dangereux. De même, elle nous dit que des Juifs n’osent plus circuler en rue avec leur kippa ou avec l’étoile  de David qui serait visible. C’est pour moi totalement et profondément inacceptable. Chacun doit pouvoir circuler en toute liberté et en toute sécurité dans l’espace public

Le Cercle Ben Gourion a avec raison insisté sur la nécessité de mieux diffuser le rapport du CEGES (Centre d’Études et de Documentations Guerre et Société contemporaine), « La Belgique docile », reconnaissant la responsabilité des pouvoirs publics belges de l’époque dans la déportation des Juifs. Nous devons faire beaucoup plus à ce propos.

J’ai tenu aussi à rappeler combien le PS était meurtri par les accusations d’antisémitisme proférées par certains à l’encontre des personnalités socialistes. C’est pour nous une blessure profonde, car les socialistes ont toujours soutenu les combats de la communauté juive en Belgique : loi anti-racisme dite « loi  Moureaux » de 1981 ; reconnaissance du statut de victime de guerre pour les enfants cachés (que d’aucuns appellent la « rente Flahaut ») ; pénalisation de la négation ou de la minimisation du génocide juif ; proposition de résolution aboutissant au rapport du CEGES,…

Oui, le PS critique sévèrement la politique menée par le Gouvernement israélien à l’égard des Palestiniens. C’est notre droit et nous continuerons à l’utiliser.

Déjà en 2002 je faisais savoir à Shimon Pérès que je trouvais qu’il faisait fausse route et qu’il conduisait le parti travailliste à la dérive. Et sans un parti travailliste solide et structurant, on l’a vu et le voit encore, le gouvernement israélien opte pour des stratégies qui conduisent à l’impasse avec des morts et des souffrances atroces tant dans le camp israélien que dans le camp palestinien.

Le PS continuera à s’exprimer librement à l’égard de quelque gouvernement ou mouvement que ce soit. Mais, nous ne pouvons tolérer qu’on nous accuse de dérapage ou qu’on nous traite, directement ou non, d’antisémites dès lors que nous marquons notre désaccord ou notre indignation à l’égard de la politique du Gouvernement israélien. Evidemment, ceci ne diminue en rien l’immense respect que nous avons pour l’Etat d’Israël et la communauté juive, tant en Belgique ou à l’étranger. Cessons donc les amalgames !

Bien sûr, les membres du PS ne sont pas parfaits. J’ai dit à plusieurs reprises lors de notre réunion que le PS aurait dû réagir pour condamner fermement les dérapages antisémites et négationnistes qui ont eu lieu lors de la manifestation du 11 janvier 2009 contre l’horreur à Gaza. Je m’étais aussi exprimé il y a peu sur ce même blog, pour regretter les raccourcis inappropriés entre judaïsme, sionisme et colonialisme. Tout en gardant notre liberté d’expression, nous devons être plus vigilants pour ne pas heurter inutilement les sentiments ou la sensibilité de la communauté juive.

Mais nous voulons également qu’on redise la vérité à l’ensemble de la communauté juive. Le PS est un acteur constructif de la paix au Proche Orient et un acteur majeur pour garantir les libertés, la sécurité et la prospérité dans notre pays.

De plus, il partage depuis longtemps des liens amicaux et privilégiés avec de nombreuses personnalités et organisations actives au sein de la communauté juive. Et le plus important, des combats et engagements humanistes de premier ordre jalonnent l’histoire de ces relations.

Le PS est aussi un formidable trait d’union entre les communautés de notre pays.

L’heure est à nouveau à des initiatives positives mêlant des citoyens de communautés différentes pour réapprendre à se respecter, à se comprendre et à s’apprécier. Autour de valeurs communes et à vocation universelle.

Nous avons, de part et d’autre, des efforts à faire pour reprendre le chemin du dialogue. J’ai ainsi proposé que l’on réfléchisse ensemble aux actes concrets que nous pouvons poser, pour lutter plus efficacement contre l’antisémitisme, pour mieux assurer le travail de mémoire et pour renforcer le vivre ensemble. J’espère vraiment que cette rencontre avec des représentants de la communauté juive n’est que le début d’une longue collaboration constructive et sereine.